Étudiant.e.s

©Monos

 

Cinélatino vous conseille...

Projections sur les campus & ailleurs

Les stands d'information et de prévente

Les collaborations pédagogiques

Les rencontres universitaires

 

 

ÉDITO


La 32ème édition de Cinélatino se déroulera du 20 au 29 mars 2020.

 

Cinélatino & l’enseignement supérieur : entre exigence académique et vie estudiantine

 

Les collaborations entre le monde universitaire et Cinélatino sont nombreuses et anciennes. La volonté de l’association de faire découvrir les cinémas latino-américains auprès des jeunes adultes - souvent néophytes - prend diverses formes.

Du jury étudiant aux soirées-cinés sur les campus, agrémentées de quelques nourritures corporelles, en passant par les rencontres entre enseignant.e.s-chercheur.se.s et invité.e.s du festival lors des Ateliers annuels Cinéma, genre et politique, les occasions de se confronter aux images ne manquent pas. Dans les semaines à venir, les étudiant.e.s pourront se rendre à Jean Jaurès – campus Mirail pour la Nuit Cinélatino ou à la Résidence Chapou pour une soirée endiablée !

Pour aller plus loin encore, Cinélatino tisse des partenariats durables avec des formations spécifiques (Master Art&Com de l’UT2J, Classes prépa du Lycée Saint-Sernin, BTS audiovisuel des Arènes et des promotions de la TBS pour l’année 2020) afin d'initier les spectateur.trice.s à la critique cinématographique, la médiation ou la présentation de films. Etudiant.e.s et universitaires deviennent, le temps d’une saison de cinéma latino-américain, le relais en terres occitanes de ces riches cinématographies d’outre-Atlantique.

 

Contact : Laura Woittiez - 05 61 32 98 83 - laura.woittiez@cinelatino.fr

 

 

CINÉLATINO VOUS CONSEILLE...


 Films projetés en présence d'invité.e.s - sous réserve de confirmation

 

 

Nuestras madres


de César Diaz [Belgique, Guatemala, France, 2019, 1h17]

De la seconde à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

 

Ernesto, jeune archéologue, travaille avec des médecins-légistes à l’identification des corps retrouvés suite au génocide Guatémaltèque. Nombreux.ses sont ceux.lles qui se présentent à son bureau pour rechercher un proche victime du conflit. Un jour, au travers du récit d’une vieille dame, Ernesto croit retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre civile. Contre l’avis de sa mère, il se plonge à corps perdu dans le dossier. De l’histoire personnelle à l’Histoire, entre recherche de la vérité et résilience, le garçon se lance dans une double quête des origines.

 

Au travers de l’actualité brûlante d’un pays en pleine reconstruction - César Diaz part de l'individuel pour soigner le collectif. De projet documentaire dans un village, Nuestras madres s’est transformé en récit de fiction creusant la relation du personnage principal avec sa mère, sa famille, son propre vécu mais aussi la communauté indigène dans laquelle il enquête. Couplant tradition orale Guatémaltèque qui “dit les choses pour qu’elles existent” et des formes plus institutionnelles de prise de parole lors des procès militaires - le réalisateur nous offre une multiplicité de portraits et de formes de témoignages - éclairant de manière juste et sensible une période difficile et souvent méconnue.

 

On assiste à une belle reconstruction des corps à l’image. La caméra “filme le réel” ainsi que le travail de fourmi effectué au quotidien par l’association qui exhume les fosses communes. En 2018, sur des centaines de milliers de personnes disparues, seulement 1% ont été identifié. On retient surtout la force de toutes ces femmes qui entourent Ernesto et qui - telles des Antigone des temps modernes - luttent pour offrir une sépulture décente à leurs maris et se lèvent contre les injustices de l’Etat.

 

Caméra d'Or au festival de Cannes 2019

En présence du réalisateur du film, César Diaz, le mardi 24 mars et le jeudi 26 mars

 

 

 

la llorona


De Jayro Bustamente  1h37, 2019 [Guatemala, France, 2019, 1h37]

De la troisième à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

La llorona se centre sur la vie d’Enrique Monteverde en s’inspirant de l’histoire du général et ex-président du Guatemala qui a commandé le massacre du peuple Maya-Ixiles. En 2013, il est jugé pour crime contre l’humanité. Le film retranscrit les longues journées de procès qui s’en suivent et le quotidien de la famille du personnage. La nuit, la voix de la Llorona commence à se faire entendre. L’arrivée d’Alma dans la maison - une domestique indigène aux longs cheveux noirs - marque le début d’étranges événements…

 

La Llorrona, seuls les coupables l’entendent pleurer. C’est une femme qui cherche désespérément ses enfants. Partant de ce mythe, très connu en en Amérique Latine, c’est dans une atmosphère humide et un huis clos de plus en plus étroit que le récit se tisse. Le vieux dictateur est hanté de tous les côtés. Les lamentations grondent dans la rue  comme dans la tête du protagoniste. L’esprit du fantôme, plane dans la maison, en quête d’une justice impossible à trouver sur terre.
Avec ce dernier film, Jayro Bustamente clos un triptyque qui aura mis en exergue ce qui est considéré comme les pires insultes de son pays : « indio » pour le monde indigène dans Ixcanul, « hueco » pour la communauté homosexuelle dans Tremblements et « communista » pour les opposants au régime militaires tués dans La llorona.

 

Mêlant cette fois classe bourgeoise et milieu indigène,  et en accordant toujours une place toute particulière au point de vues des femmes, le réalisateur utilise dans ce dernier long-métrage les codes du film fantastique de manière très subtile pour composée avec une histoire d’horreur – celle de la légende, celle du Guatemala.

Prix du public festival de Biarritz, 2019
Prix du réalisateur GdA du  Giornate degli Autori de Venise, 2019

 

 

 

qUE SEA LEY


de Juan Solanas [Argentine, 2019, 1h22]

De la seconde à la terminale
Disciplines concernées : espagnol, histoire-géographie, EMC

 

Juin 2018. La Chambre des député.es argentine approuve de justesse le projet de loi pour la légalisation de l’avortement, qui devra ensuite passer par le Sénat avant d’être définitivement mis en place. Dans un pays où une femme meurt toutes les semaines des suites d’un avortement clandestin, la mobilisation des « pañuelos verde » enfle. Divisions idéologiques et religieuses, influence du patriarcat, disparités économiques et sociales, multiplicité des cas nécessitant l’avortement sont autant d’axes que le documentaire aborde pour mettre en lumière l’importance de pouvoir mettre un terme de manière libre et gratuite à une grossesse non désirée.

 

C’est dans ce contexte historique et politique que Juan Solanas plante sa caméra. Des rues de Buenos Aires aux villages de Santa Fe, le réalisateur entremêle efficacement les débats des député.es, ceux des manifestants pro ou anti, et les témoignages poignants des femmes, familles et médecins ayant procédé à l’avortement clandestin. La diversité des points de vue et des personnes interrogées permet d’aborder un sujet actuel important, tout en nuance, rappelant au passage qu’avoir recours à un avortement n’est jamais une décision facile. S’inscrivant pleinement dans la 4ème vague féministe des femmes qui luttent pour la réappropriation de leurs corps, Que Sea ley est un documentaire fort qui marque les esprits.

 

Nominé en séance spéciale au Festival de Cannes 2019

 

Accompagnements pédagogiques :
Bande-annonce de Que Sea Ley
Entretien Cannes 2019 Juan Solanas
Article de presse Télérama

 

 

MONOS


De Alejandro Landes [Colombie, Allemagne, Argentine, Pays-Bas, Suède, Uruguay, 2019, 1h42]

De la première à la terminale
Discipline concernées : espagnol, histoire-géographie, philosophie

 

Un groupe d’adolescent.es cohabite au fin fond de la Colombie. Jeunes, novices  et isolé.es, ces enfants-soldat.es sont le dernier maillon de la chaîne de la guérilla : ils obéissent à distance aux ordres de « l’Organisation » et ont la responsabilité de surveiller, la « Doctora », une otage nord-américaine.  Un jour, il.le.s tuent par accident la vache laitière qui leur ai confié.es. Pour échapper aux foudres de leur chef, le groupe s’enfuit en pleine jungle avec la Doctora, qui devient leur proie.

 

Entre soif de liberté et violence latent, Monos met en perspective la naïveté adolescente et ses découvertes avec la réalité de la guerre. Cette ambivalence s’ancre dans le rythme du film qui passe de scènes d’insouciance à une course-poursuite haletante questionnant ainsi le sens de leur acte et de leur engagement. Bien que le parallèle avec les FARCS puisse paraître évident, Alejandro Landes met en scène des lieux anonymes et intemporels qui pourraient appartenir à de nombreux contextes. Monos permet néanmoins d’adresser un regard à hauteur d’homme et de femme sur la réalité paramilitaire. Porté par des jeunes acteurs.trices très justes, le film résulte d’un tournage extrêmement physique et immersif qui a totalement plongé l’équipe dans l’environnement de la fiction.

 

Prix CCAS et Prix des Électriciens Gaziers à Cinélatino 2019 et primé dans de nombreux festivals internationaux

 

 

LES PROJECTIONS SUR LES CAMPUS  & AILLEURS (GRATUIT)


 

Semaine de l'étudiant - Lundi 12 OCTOBRE 2021 - 19h - LE WINGER

Dans le cadre de la Semaine de l'étudiant, Cinélatino & Les Videophages présentent une soirée best-of de l’année 2020 de courts-métrage au bar Le Winger (68 rue de Bayard, 31000 Toulouse - Métro Matabiau)

Projection de 4 programmes de courts-métrages de 45’ chacune (projections à 19h, 20h, 21h et 22h). La programmation sera composé de 2 programmes de courts-métrages d’Amérique latine proposés par Cinélatino & 2 programmes de courts-métrages de la production indépendante européenne proposés par Les Vidéophages

Gratuit sur présentation du bracelet de la Semaine de l'étudiant

 

Programmation :
Programme de courts-métrages 2 - 37':
- La Película (Documentaire  d’Andrea Lovatón – Pérou – 2018 - 08'48)
- Antilope (Fiction de Diego Murillo – Vénézuela – 2019 – 13’)
- Batlha (Documentaire de Caio Castor , Clara Lazarim, Guilherme César, Rica Saito -Brésil – 2019 – 15’)

Programme de courts-métrages 4 - 40':
Carne (Documentaire de Camila Kater – Brésil – 2019 - 12’)
Mi otro hijo (Documentaire de Gustavo Alonso -Argentine – 2019 - 11’)
Muchacha china (Documentaire de Sofía Medrano – Argentine – 2019 - 05')
¿Por qué los matas? (Documentaire Ludovic Bonleux  -  Mexique – 2019 - 12’)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NUIT Cinélatino - La fabrique université jean jaurès

 

La nuit Cinélatino aura lieu le jeudi 6 février 2020 à La Fabrique, à l'Université Toulouse Toulouse 2 - Jean Jaurès.

Cette nuit sera l'occasion de partir en voyage dans les mémoires de l'Amérique Latine à travers cinq films d'horizons différents. Pour ponctuer ce marathon cinématographique, nous proposerons aux étudiants un dîner aux couleurs latinos, des interludes diverses et un petit-déjeuner pour accompagner le soleil levant et les plus courageux.

Cet évènement est proposé en partenariat avec le CIAM et l'association l'Écran

 

Avant de pouvoir vous dévoilez les titres des films sélectionnés pour la Nuit Cinélatino, voici un avant goût de ce qu’ils vous raconteront…

 

  • Film n°1 : Péripéties du cadavre d’une figure centrale de l’histoire contemporaine argentine durant quinze ans, au gré des évènements politiques et des relations diplomatiques.
  • Film n°2 : Entre astronomie et histoire : Un documentaire qui nous emmène tant dans les mémoires officielles et individuelles du Chili, que dans ses mystères géologiques.
  • Film n°3 : “Que reste-t-il d’un homme lorsqu’on lui enlève tout ?” Lutte contre la folie et pour l’espoir de trois guérilleros détenus et torturés sous la dictature uruguayenne.
  • Film n°4 : Programme de courts-métrages qui donne la voix à dix réalisateurs mexicains sur une même thématique : la révolution.
  • Film n°5 : Rencontre avec les aînées d’un village colombien haut en couleurs qui partagent des souvenirs remplis de poésie et de sagesse.

 

Mercredi 17 Mars 2020 - 20H - MAC - Résidence Universitaire Chapou

A l'approche du festival, la salle Mac Chapou nous accueille pour nous retrouver devant deux films qui ont marqué Cinélatino et pour partager ensemble un pot festif, un quizz thématique et d'autres suprises qui seront bientôt dévoilées...

A l'affiche de la soirée :

  • En la carretera
    de Miguel Antonio Zanguña, Colombie, 2018, 0'15
    Prix Court-Toujours de la 31è édition de Cinélatino
    plus d'infos ici
  • Matar a Jesús
    de Laura Mora, Colombie, 2017, 1h35
    Compétition Long-métrage de fiction 2018 et Découvertes Fiction 2019 de Cinélatino
    plus d'infos ici

 

LES STANDS D'INFORMATION ET DE PRÉVENTE


Venez vous faire conseiller des films et acheter vos places à 4€ au lieu de 4,50€ !

Du lundi 16 au vendredi 20 mars 2020
De 12h à 14h
Aux resto U de l'Arsenal et de l'Université Toulouse Jean Jaurès

 

 

LES COLLABORATIONS PÉDAGOGIQUES


MASTER ART&COM

Un groupe d'étudiants de Master 1 ayant suivi un atelier d'analyse filmique encadré par Marie-Pierre Lafargue présentera les séances scolaires du film La Cordillère des Songes. Ces projections seront suivies de médiations.

 

PREPAS HYPOKHÂGNES ET KHÂGNES DU LYCEE SAINT-SERNIN

- Les étudiants de Khâgnes, qui travaillent sur la thématique des « dans la salle : le cinéma et ses spectateurs » prendront en charge la présentation d'un film lors du festival.

- Les étudiants d'Hypokhâgnes assisteront à deux projections durant le festival dont celle présentée par leurs camarades. En amont, ils rencontreront des membres de l'équipe de Cinélatino, s'inscrivant dans le cadre d'une série de rencontres avec des professionnels leur permettant de découvrir les métiers autour du cinéma.

- Les étudiants d'Hypokhâgnes participeront a "L'Atelier" du jeudi matin.

 

 

TOULOUSE BUSINESS SCHOOL

L'équipe d'espagnol de la Toulouse Business School organise un concours de critique avec les étudiants : après la projection de six courts-métrages sélectionnés en partenariat avec Cinélatino, 400 étudiants de L3 prennent leur plume et ont une demie-heure pour écrire la critique de leur film préféré en espagnol.

 

 

LES CRITIQUES GAGNANTES DE L'EDITION 2020

EL SILENCIO DE HABLAR
Por Théo Morel

'En la piel de Lucía' es una obra sobre el pasado, los secretos, la violencia contra las mujeres y la manera de compartir un origen. Es una película pura, con mucho silencio, para que el discurso pase a través de las imágenes. La credibilidad se da a través de la simplicidad de la historia: una niña se pregunta sobre sus orígenes, sobre su padre, a quien ella no conoce, un día en un parque de diversiones con su madre.

Pero 'simplicidad' no significa debilidad. Aquí está la genialidad de la película, en su puesta en escena, muy visual, cinematográfica. Elplan cenital, desde el cielo, para filmar a la madre y a su hija en la cama, como si nosotros las juzgáramos, como si fuéramos jueces del pasado de la madre; o el título con la palabra 'piel' que revela el siguiente plano, la piel desnuda de la madre y dela niña en la ducha. Al principio de la película, la cámara se encuentra a la altura de la niña, para facilitarnos la identificación con ella. La interpretación del personaje es muy verosímil no recae en lo patético...

Los últimos minutos captan la atención del público, con un interesante discurso sobre la violación, y la revelación  del  pasado  de  la  madre.  La  idea  de  poner  a  la  madre  en  el  centro  de  la  escena  en  el espectáculo del circo es muy inteligente. La violación se convierte en un espectáculo, en una vergüenza que forma parte de la vida de la madre, algo que hace reír, una diversión. Este espectáculo es también una revelación para la madre, que no quiere ser un payaso, y quiere decir la verdad a su hija. Esta película es efectiva, original, propone una lectura visual profunda sobre un hecho dramático de la vida de la protagonista: la violación. Un muy buen cortometraje.

 

UNA HISTORIA DE BANDERAS
Por Paul Brochard

En 'Mamartuile', cortometraje de Alejandro Saevich, el presidente de México espera tranquilamente el final de su mandato, cuando su paz es interrumpida por un conflicto internacional sobre la bandera del país. Durante los 11 minutos de la película debe buscar soluciones con sus hombres deconfianza, incluso el más incongruente. Esta comedia ofrece a los espectadores una crítica burlesca del mundo político, pero manteniéndose en el marco de una credibilidad histórica: la historia de las banderas es compleja y podemos pensar en ejemplo como el de 1871 con el Conde de Chambord, en Francia.

El  ritmo  rápido  de  la  historia  que  se  eleva in  crescendocon  el  conflicto  latente  sobre  el  emblema nacional,  mantiene  al  espectador  al  borde  de  su  butaca,  solo  para  caer  como  un  fuelle  y  volver  al principio. Con la  alegoría de la danza del presidente, el  cortometraje se hace la burla de  la política, inútil y lejos de su propósito aparente, no es más que un eterno recomenzar. Si estamos de acuerdo o no con esto, el punto de vista es claro, los temas importantes siempre se discuten durante las variadas actividades del presidente: pesca, tallado, corte de madera o visita al parque, nunca en su oficina. El actor  principal  interpreta  maravillosamente  el  cansancio  y  el  desapego   de  un  presidente  en decadencia. En cuanto a su diputado, éste encarna la ridiculez de la situación, buscando satisfacer a su superior en lugar de servir a su país, México. Esto crea un desfase y todo el humor de esta película. Las tomas fijas durante los diálogos acentúan la solemnidad del momento. Además, solamente podemos felicitar  la  realización  y  la  fotografía,  de  gran  calidad.  Podemos  ver  una  inspiración  en  las  películas actuales, como Vicede Adam McKay y los códigos que utiliza.

Siempre hay un elemento perturbador puesto en escena, ya sea en las palabras, que a menudo juegan con los acontecimientos actuales, o los detalles inusuales, como la famosa cebra. Con un uso perfecto de la cámara en lo íntimo de las escenas, todo aporta a la calidad de este cortometraje.

 

EL IMPOSIBLE ADIOS A UN ANGEL
Por EVA MELIX -LASTAPIS

Arcángel, un campesino sometido a la crueldad de la vida, llega a la ciudad con su madre anciana en la espalda para confiarla en manos seguras. En efecto, él ya no es capaz de cuidarla porque está a punto de volverse ciego. Así lo seguimos en esta injusta carrera contra el tiempo el soplo cortado.

Este cortometraje trata de la solidaridad intergeneracional. Primero, los padres cuidan a sus niños y luego  el  proceso  de  invierte  para  que  los  hijos  cuiden  a  sus  padres.  Pero  aquí, Arcángelfalla  en  su misión  y  podemos  leer  todo  el  sufrimiento  vinculado  a  ese  fracaso  en  su  cara.  El  tema  tratado  es relevante porque denuncia un hecho real que se calla en nuestra sociedad. La discapacidad impide al campesino acompañar dignamente a su propia mamá en sus últimos momentos de su vida.

A veces el silencio es más poderoso que la palabra. En nuestro caso crea tensión frente al tiempo que corre. Traduce también la impotencia de Arcángel que intenta ir adelante a pesar del peso visible, que lleva en la espalda y el invisible en sus ojos. Pero, poco a poco pierde Fe y eso es simbolizado de manera muy poética con la pérdida creciente de su vista. En efecto, ni siquiera logra ver a la virgen a la que hubiera podio rezar... Así mismo, la belleza de los planos significa la pureza del amor de Arcángel y su madre.

En definitiva, este cortometraje destaca la oposición del amor entre un hijo y su madre hasta la muerte, frente  a  la  frialdad  de  una  secretaria  a  quien  le  falta  humanidad  negándose  a  aceptar  a  Patrocinia porque faltan documentos...

Ángeles Cruz nos pone frente al dolor de un hombre valiente que pierde a su mamá. A lo mejor, la pérdida de su vista le permitirá no ver el horror de la vida.

 

SI CREES QUE EL ORO TE VA A HACER FELIZ...
Por MARIE ESTHER DURON

Bodas de oro trata de una fiesta para celebrar los 50 años de matrimonio de Neda  y Tito. Detrás de un muro de conveniencias, algunas tensiones aparecen delante del objetivo del camarógrafo.
Molière dijo que la comedia acentúa los defectos burlándose de ellos y finalmente sirve para borrarlos.Bodas de oro entra para mí en esta óptica contando algunos vicios de la sociedad y de la hipocresía que entrega. En efecto, el realizador usó un juego muy relevante entre la cámara global, que muestra cierta hipocresía de parte de los invitados y la cámara del camarógrafo  con la cual se descubren las caras  reales.  El  desenlace  es  muy  interesante  ya  que  se  mezclan  los  puntos  de  vista  y  las  máscaras caen.

Con un guion muy preciso y actores que desempeñan su papel con ganas, este cortometraje se vuelve muy divertido y agradable a mirar. El uso sutil de los colores es un elemento clave para el éxito de esta comedia: un decorado muy claro con colores suaves que recuerdan la dimensión pura del matrimonio y  que  de  hecho  son  muy  coherentes  con  el  tema  de  la  película,  la  perfección  (supuesta)  del  amor después de 50 años.

El  realizador  pone  de  relieve  la  personalidad  fuerte  de  la  hija,  vestida  de  rojo,  quien  toma  mucho espacio en sus intervenciones. La música es también usada de manera muy sutil ya que desaparece en cada momento de revelación del real carácter de los personajes.Con una escenificación muy precisa, esta película presenta todas las calidades de una comedia y los códigos del matrimonio y lafamilia perfecta con humor.

¡Pasará 16 minutos de ligereza delante de este cortometraje ¡

 

 

Jury étudiant

Cinq juré(e)s étudiant(e)s, sélectionné(e)s par le Crous, vont découvrir le cinéma d’Amérique Latine à travers les différents programmes de courts-métrages fictions en compétition du festival avant de délibérer et de récompenser le court-métrage de leur choix.

De plus, durant toute la semaine, les 5 étudiant(e)s suivront un programme spécial basé sur de nombreuses rencontres :  avec des professionnels du cinéma, des réalisateurs de courts-métrages, des visites guidées des activités professionnelles et  un parcours dans la programmation des films.

 

 

LES RENCONTRES UNIVERSITAIRES


les ateliers : Cinéma, genre et politique

 

L’engagement de Cinélatino pour le soutien à la création et à la diffusion des cinémas d’Amérique latine s’est prolongé dans une longue collaboration avec les équipes de recherche toulousaines de l’Université Jean Jaurès. Plusieurs projets qui ont réussi à avoir une longue histoire en témoignent. Tout d’abord la revue Cinémas d’Amérique latine, créé en 1993, puis les Ateliers Cinéma, Genre et Politique, qui en sont cette année à leur huitième édition.

 

CONVERSATORIO

Jeudi 26 mars
9h - 12h30 | Cinémathèque | Entrée libre

Ce Conversatorio consiste en un échange entre deux cinéastes invitées du festival et deux universitaires. Les films, abordés depuis plusieurs disciplines - l’analyse filmique, l’histoire, l’approche culturelle, les études de genre - sont au coeur de ces échanges. La confrontation entre les professionnel•le•s du cinéma et le monde de l’académie engendre un enrichissement réciproque, multipliant les accès possibles du public à la production cinématographique latinoaméricaine. Cette année, il s’agira des cinémas de Maria Augusta Ramos et de Melina León.

9h : Accueil
9h15- 10h45 : Discussion entre Alberto da Silva (Université Paris Sorbonne) et la réalisatrice brésilienne Maria Augusta Ramos (Não toque em meu companheiro, O Processo, Futuro junho, Morro dos prazeres, Justiça, Juízo)
11h15-12h30 : Discussion entre Marion Gautreau (Université Toulouse – Jean Jaurès) et la réalisatrice Mélina Léon

 

VIIIE JOURNÉES CINÉMA, GENRE ET POLITIQUE - « LES SONS DU GENRE »

Vendredi 27 mars 2020
9h – 17h : salle G023, Olympe de Gouges, Université Toulouse – Jean Jaurès / Entrée libre

 

Organisée par le CEIIBA et le CAS, en collaboration avec le Réseau Arpège
Invitées : Holmfridur Gardasdottir, Meri Torras, Laura Caniggia
Voix, musique, bruits, chants, silences… comment aborder les matérialités sonores au cinéma ? Pouvons-nous penser le son comme une transgression des frontières, dans la mesure où il se joue de la stabilité des catégories ? Fonctionne-il comme une archive contre-hégémonique des rapports de genre qu’il nous reviendrait de mettre en évidence et de cartographier ?
Discussions autour de la production de Lucrecia Martel, Albertina Carri, Trinh T. Minh-ha et de Que sea ley (2019) de Juan Solanas
Contacts : michele.soriano@univ-tlse2.fr et cristelle.maury@univ-tlse2.fr
Programme complet ici

 

Remerciements


Nous remercions chaleureusement les partenaires qui nous accompagnent dans la mise en œuvre de l’action culturelle à destination des étudiants:
- Le Département d'études hispaniques et hispano-américaines
- L'IPEAT
- MUFRAMEX
- Le CIAM
- Le département Art&Com
- Le lycée Saint Sernin
- L'Université Bordeaux Montaigne
- Toulouse Business school
- Le Crous de Toulouse Occitanie